L’Association de soutien aux lanceurs d’alerte (Asla) a été fondée par des militants de Génération Identitaire, groupuscule dissous, et entame régulièrement des procédures juridiques contre les subventions allouées à SOS Méditerranée. Sur la photo on voit leur stand lors d’un évènement organisé par le parti Reconquête près de Lyon en juillet 2023. (Capture d’écran du compte Instagram de l’Asla).
Le Conseil d’État a invalidé le 13 mai dernier l’octroi d’une subvention de la Ville de Montpellier à l’association SOS Méditerranée, jugée trop imprécise. Sur son site Internet, l’association de soutien aux lanceurs d’alertes (Asla), une association d’extrême-droite, crie victoire, après avoir aidé “un contribuable montpelliérain” à faire des recours pour annuler cette subvention. Ce contribuable n’est autre qu’un ancien cadre du groupuscule dissous Génération Identitaire
Le 13 mai dernier, le Conseil D’État avait à trancher sur la validité de subventions accordées par la mairie de Paris (100 000 €), le Département de l’Hérault (20 000 €),et la commune de Montpellier (15 000 €), à SOS Méditerranée, association d’aide au sauvetage en mer des migrants.
Sur le fond, il s’agissait pour le Conseil d’État de décider si une association pouvait toucher des subventions venant de collectivités territoriales malgré ses positions politiques, avec l’enjeu de devoir respecter la politique internationale de la France, en l’occurrence, celle sur l’immigration.
Dans un communiqué daté du 13 mai, le Conseil d’État a rappelé que “la loi permet aux collectivités territoriales de soutenir toute action internationale d’aide humanitaire qui respecte les engagements internationaux de la France et n’interfère pas avec la politique internationale conduite par l’État”, et a précisé que “les collectivités territoriales ne sauraient,…
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Auteur: Elian Barascud

