Ce vendredi 9 octobre, les étudiant-es de l’école nationale supérieure d’architecture de Montpellier et celleux de l’institut agro ont bloqué leur établissement en soutien au mouvement lycéen et pour demander plus de moyens dans l’enseignement supérieur.
Devant l’institut agro de Montpellier, ce vendredi 9 octobre, l’ambiance pourrait rappeler l’idée qu’on se fait des pelouses de la fac de lettres voisine : des étudiant-es assis par terre jouent aux cartes, d’autres grattent quelques notes sur une guitare pendant que certain-es jouent les équilibristes sur une slackline tendue entre deux arbres où s’essaient au jonglage. Quelques poubelles bloquent l’entrée de l’établissement, et des banderoles donnent des indices sur le sujet de la mobilisation.
“De mémoire de nos profs, c’est la première fois que Supagro se mobilise”, se réjouit Jeanne, étudiante en 4e année. Après une première assemblée générale mercredi 7 octobre et une participation de l’école à la manifestation du 8 en soutien aux lycéen-nes, les étudiant-es ont décidé de bloquer leur établissement ce vendredi. “On vient en soutien à la mobilisation lycéenne et on veut dénoncer la répression policière qui touche la jeunesse”, précise Jeanne. Charlotte, elle aussi en 4e année, complète : “Cela s’inscrit dans un cadre national de mobilisation avec les autres instituts agro de France dans la continuité des blocages universitaires qui ont lieu actuellement.”
Comme le reste des étudiant-es mobilisé-es, iels demandent l’abrogation des frais d’inscriptions différenciés pour les étudiant-es étrangers-ères, la non-exclusion de certain-es de celleux-ci du dispositif des APL et dénoncent les plate-forme de sélection comme Parcoursupp ou Monmaster. Iels demandent aussi des moyens dans la rénovation des bâtiments et résidences universitaires dans l’enseignement, la sécurité informatique et les restaurants…
Auteur: Elian Barascud
