Montpellier : NousSommes écope de 6 000 euros d’amende pour des tags appelant…au vote



Le mouvement municipaliste Montpelliérain Nous Sommes a écopé d’une amende de 6 000 euros pour des tags appelant au vote. (crédit photo David Richard pour Reporterre, cédé au Poing pour un usage gratuit)

Le mouvement municipaliste Montpelliérain, représenté dans l’opposition par Alenka Doulain, évoque une “répression politique” après avoir tagué des messages appelant à s’inscrire sur les listes électorales en 2022 devant les bureaux de vote

Bon, qu’on se le dise, au Poing, on n’est pas connu pour être des assidus des urnes, et on a souvent bien mieux à faire que d’aller voter les dimanches d’élections, mais pourtant, l’histoire qui suit (presque risible pour nous, majoritairement abstentionnistes) en dit long sur le climat politique montpelliérain.

Car comme l’affirme Cathy Aberdam, porte-parole du mouvement municipaliste Montpelliérain Nous Sommes, “quoi de plus consensuel que d’appeler à s’inscrire sur les listes électorales ?” Pourtant, c’est bien ce qu’il leur est reproché.

En 2022, année d’élections, Nous Sommes décide d’agir contre ce qu’il leur semble être un fléau : l’abstention pour cause de mal-inscription sur les listes électorales. “20 % des gens qui peuvent voter à Montpellier le font. L’abstention profite à la droite” explique Cathy Aberdam.

Après avoir demandé l’autorisation en Conseil Municipal et avoir eu une “fin de non recevoir” (dixit Alenka Doulain, cheffe de file du mouvement dans l’opposition), l’équipe décide (oh les rebelles) de sortir les bombes de peintures, et de taguer des messages tels que “je vis ici, je vote ici” au sol, devant les écoles, qui sont des bureaux de votes.

Mais là, stupeur : lesdits tags sont effacés au bout de quelques jours, alors que d’autres, mitoyens des inscriptions de Nous Sommes, demeurent sur le fronton des écoles. “Et puis le tag au sol est une…

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Auteur: Elian Barascud