Parents d’élèves et enseignants étaient mobilisés contre la réforme du choc des savoirs le 25 mai à Montpellier. (« Le Poing »)
Environ 300 personnes se sont mobilisées dans les rues de Montpellier ce samedi 25 mai contre la réforme de l’éducation nationale instaurant des groupes de niveaux en français et en mathématiques au collège
Faire une manifestation de l’intersyndicale de l’éducation nationale un samedi après-midi peut à priori paraître déroutant. “A la base, c’était pour opérer une jonction avec les parents d’élèves, mais en réalité, c’est surtout car les collègues ne nous auraient pas suivi si on faisait grève”, souffle une prof syndicaliste montpelliéraine, dépitée. “La première date de mobilisation avait bien marché car les gens étaient en colère contre l’ancienne ministre de l’Éducation, Oudea-Castera, mais là, on a changé de ministre et ça a calmé tout le monde.”
Et en effet, les chiffres semblent lui donner raison : ce sont au maximum 300 personnes qui défileront ce samedi 25 mai pour s’opposer à la réforme du “choc des savoirs”, qui instaure des groupes de niveau en français et en mathématiques au collège.
Marie Nikichine, membre du conseil d’administration de la FCPE 34 (Fédération des conseils de parents d’élèves), ainsi que son association, sont vent debout contre cette réforme : “ça devrait mobiliser encore plus largement, car les groupes de niveaux discriminent les enfants. Soit disant, ils peuvent en changer en cours d’année, mais pour ça, il faudrait plus de profs, mais on en a pas. On voit que les parents sont dans le flou, car tant que ce n’est pas concret on peine à en voir les effets. Nous, ce qu’on craint, c’est d’être inondé d’appels de parents à la rentrée pour des démarches individuelles, alors que c’est maintenant qu’il faut agir en informant au maximum.”
“Société à…
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Auteur: Le Poing

