Mardi 26 septembre se tenait le procès de quatre personnes interpellées lors des manifestations du 23 et du 28 mars dernier à Montpellier contre la réforme des retraites. On était alors juste après le fameux 49.3 prononcé pour faire passer en force l’âge légal de départ à la retraite de 62 à 64 ans. La gronde populaire ne s’était pas faite attendre et face à des manifestant·es qui avait la rage, le gouvernement a, sans surprise, sorti la matraque de la répression policière et judiciaire
Et c’est comme ça que se retrouvent six mois plus tard, quatre prévenus sur les bancs du Tribunal Judiciaire, accusés pour trois d’entre eux, au casier vierge, d’avoir mis ou essayé de mettre le feu à des poubelles qui n’atteignent pas la valeur d’un seul verre de vin au diner royal de Macron à Versailles avec Charles III. Le quatrième, était lui accusé de « participation avec arme à une manifestation et dissimulation du visage faisant craindre des atteintes à l’ordre public ».
Le premier prévenu qui selon son avocat, Maitre Murrat, a été poussé en garde à vue (GAV) à ne pas demander d’avocat et faire des aveux “pour sortir plus vite”, a obtenu une relaxe, aucune poubelle n’ayant brulé sur son passage et le seul briquet ayant été retrouvé sur lui étant tout simplement hors d’usage.
Le deuxième, ignoblement mal conseillé par sa commise d’office en GAV, qui lui avait conseillé de faire des aveux, s’en sortira, accompagné cette fois de Maitre Pierronnet, avec une amende de 500 euros avec sursis, une interdiction de port d’armes et une absence d’inscription de la condamnation au casier judiciaire. Quant au troisième, qui s’est présenté sans avocat, il a écopé d’une amende de 1000 euros, 105 heures de Travail d’Intérêt Géneral et également une absence d’inscription de la condamnation au casier.
Le Poing profite de cette démonstration par l’exemple pour rappeler à ses…
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Auteur: Le Poing

