Anthony, militant du collectif Urgence Palestine Perpignan, a été condamné en première instance à 200 euros d’amende pour “entrave à la circulation” alors qu’il participait à une manifestation interdite le 14 octobre 2023. Lui et son avocate étaient présents à la cour d’appel de Montpellier ce vendredi 8 novembre pour dénoncer une volonté de criminaliser les soutiens à la Palestine
“La manifestation était certes interdite, mais nous n’avons jamais entravé la circulation, on voulait juste exprimer notre mécontentement face aux bombardements à Gaza. Ce sont les policiers qui ont bloqué la route”, assure Anthony, un militant du collectif Urgence Palestine à Perpignan. Après avoir été condamné en première instance à 200 euros d’amende pour entrave à la circulation lors d’une manifestation en soutien à la Palestine le 14 octobre 2023 à Perpignan, il était devant la cour d’appel de Montpellier ce vendredi 8 novembre pour contester cette décision. “Normalement j’aurai du prendre une contravention pour participation à une manifestation interdite, alors que là je me retrouve au pénal, ils nous poursuivent pour nous faire stresser et nous faire peur alors que le dossier est vide”, souffle le militant.
Une analyse que partage son avocate Me Mathilde Lanté, du barreau de Marseille : “C’est un détournement d’infraction pour criminaliser le fait de participer à une manifestation interdite, et également un moyen de criminaliser les soutiens à la Palestine. Le dossier ne repose sur rien, on ne peut pas condamner quelqu’un pour une infraction délictuelle alors que les faits relèvent de la contravention. Il y a une tentative très claire de détourner le droit pour criminaliser tout soutien à la Palestine. Récemment, une cour d’appel a jugé que quand bien même une infraction d’entrave serait…
Auteur: Elian Barascud

