Après moult renvois, Le militant de la cause palestinienne était jugé ce jeudi 22 mai pour diffamation envers le sénateur PS Hussein Bourgi, la présidente de la Région Occitanie Carole Delga et le président du Département Kléber Mesquida pour une pancarte où leurs têtes, ainsi que celles d’autres élus étaient affichées avec la mention “Israël et ses complices”. Le délibéré sera rendu le 3 juillet
C’est qu’il y en aura eu, des rassemblements de soutiens à José-Luis Moraguès, fondateur de l’antenne Montpelliéraine de BDS (Boycott désinvestissement sanctions, un mouvement non-violent de soutien au peuple palestinien), devant le tribunal d’instance de Montpellier. Ils étaient une quarantaine, ce jeudi 22 mai, pour assister à une audience dans une affaire de diffamation, renvoyée déjà plusieurs, fois, qui oppose le militant antiraciste à trois barons socialistes locaux.
C’est une affiche de BDS, que José-Luis Moraguès a partagé sur son compte Facebook, qui a déclenché des plaintes venant de Hussein Bourgi, sénateur PS Héraultais, Carole Delga, présidente PS de la région Occitanie, et de Kléber Mesquida, président (lui aussi socialiste) du Département de l’Hérault, en avril 2024. Sur celle-ci, plusieurs visages (des membres du gouvernement israélien notamment), dont ceux des élus socialistes, étaient ornés d’une mention “sanction contre Israël et ses complices”. Plus bas, dans une autre police, on pouvait aussi y lire le mot “génocide”. Affiche qui appelait à une manifestation qu’on retrouvera quelques jours plus tard collée dans une rue de Montpellier. Hussein Bourgi dénonce quant à lui le fait d’avoir été la cible d’un slogan lancé par des militants de BDS, qui auraient scandé “Israël Assassin, Bourgi complice”, alors qu’il traversait la place de la Comédie en mai dernier.
“Lanceurs d’alerte”
“Nous avons fonctionné comme des lanceurs d’alerte, nous voulions…
Auteur: Elian Barascud

