Ce jeudi 14 novembre, le tribunal d’instance de Montpellier jugeait Florence Médina, ex-candidate du parti Reconquête aux législatives de 2022 dans l’Hérault, pour provocation à la haine sur les réseaux sociaux. Elle avait évoqué la possibilité de “ratonnades” sur sa page Facebook. A la barre, elle a nié le caractère raciste de son message. Le délibéré sera rendu le 21 novembre
Il est déjà plus de 19 heures quand Florence Médina est appelée à la barre du tribunal d’instance de Montpellier. Cette ancienne candidate du parti Reconquête d’Eric Zemmour aux législatives de 2022 dans l’Hérault comparait pour “provocation à la haine ou à la violence en raison de l’origine, l’ethnie, la nation, la race ou la religion”, après une publication publique sur sa page Facebook en novembre 2023 où elle réagissait à la mort du jeune Thomas, tué dans une fête de village à Crépols, dans la Drôme.
Sur ce message, on pouvait lire : “Si c’est la guerre que les racailles veulent ils vont l’avoir. Dans les années 80 il existait des ratonnades – au risque de choquer on peut recommencer, mais nous ne laisserons pas nos enfants se faire assassiner lâchement par des racailles en surnombres et armés. Puisque le Gouvernement ne bouge pas, les Français de Province vont montrer à Paris comment il faut les traiter. Il vaut mieux que les flics les trouvent avant les locaux, car il risque d’y avoir de gros dommages collatéraux – Chez les chasseurs et les agriculteurs, les wesh wesh ne vont pas faire la loi.”
S.O.S Racisme et le Mouvement contre le racisme et pour l’amitié (MRAP) entre les peuples avaient alors déposé plainte, et La Ligue des Droits de l’Homme s’était constituée partie civile.
“Émotion médiatique”
D’entrée de jeu, l’avocat de Florence Médina intervient…
Auteur: Elian Barascud

