Samedi 15 novembre 2025, le Collectif Enfantiste appelle à une journée de mobilisation nationale et européenne contre les violences faites aux enfants et aux adolescent·es dans une quarantaine de villes, dont Montpellier. (Photo d’illustration de Mathieu Le Coz/ Hans Lucas)
Samedi 15 novembre 2025, le Collectif Enfantiste appelle à une journée de mobilisation nationale et européenne contre les violences faites aux enfants et aux adolescent·es dans une quarantaine de villes, dont Montpellier, pour demander des réformes structurelles : budget, formation, reconnaissance de l’« adultisme » comme une domination et changements législatifs
Lutter contre les violences faites aux enfants, reconnaître leurs droits : tel est l’objectif du collectif enfantiste, qui se mobilise à l’échelle nationale depuis maintenant trois ans : “En 2023, il y avait des actions dans sept villes, en 2024, 14 villes, et cette année on arrive à une quarantaine”, se réjouit Nausicaa, membre de la section Héraultaise du collectif, née cet été. Une montée en puissance qui s’explique selon elle comme une réponse sociale à des affaires comme Bétharram ou Le Scouarnec, où des enfants ont été victimes de violences, notamment sexuelles.
Au niveau national, le collectif fédère une soixantaine de syndicats et d’associations diverses (Planning Familial, organisations féministes type “Nous Toutes”, groupes LGBTQIA+…) “Nous nous battons contre l’adultisme, c’est-à-dire la systématisation d’un rapport de domination d’un adulte sur un enfant”, explique Nausicaa. Cela passe par plusieurs revendications, portées par le collectif : la formation obligatoire de tous les professionnel·les en contact avec les jeunes,le renforcement des moyens (budget dédié à la protection de l’enfance, la création d’un registre national unifié des signalements et la renationalisation/réforme en profondeur de l’Aide…
Auteur: Elian Barascud

