Environ 300 personnes ont manifesté à Montpellier le 13 mai pour la défense des services publics. (« Le Poing »)
Environ 300 personnes ont manifesté à Montpellier dans le cadre d’une journée de mobilisation intersyndicale (CGT, FSU, Solidaires, UNSA) le 13 mai, pour la défense des services publics. Dans le cortège, certains critiquaient une stratégie de “journées saute-moutons inefficaces”
Il faut le dire, il n’y avait pas foule dans la manifestation de la fonction publique ce mardi 13 mai à Montpellier. “Aujourd’hui, nous sommes là pour demander des moyens pour les services publics, la hausse du point d’indice et l’abrogation du dernier jour de carence pour les fonctionnaires” , explique Christine Saint-Joanis, co-secrétaire de la FSU 34. Pour rappel, le gouvernement voulait instaurer trois jours de carence en cas d’arrêt maladie, avant de reculer sous l’effet de la mobilisation. “Nous sommes également contre le fait d’être indemnisés à 90% au lieu de 100% en cas d’arrêt maladie. Ce n’est pas notre faute si nous sommes malades. Si les services publics sont aussi visés, c’est que nous ne sommes pas soumis au capital. Et à l’heure de la montée de l’extrême-droite, il est important de rappeler que fermer un service public, c’est donner des voix au Rassemblement National, car ce sont les services publics qui font du lien dans la société.”
Et son camarade Jordan Homps, professeur de physique-chimie au collège Arthur Rimbaud de Montpellier et délégué départemental SNES-FSU d’embrayer : “Il ne faut pas lâcher de terrain et continuer de construire la prochaine mobilisation du 5 juin.”
Une date perçue comme lointaine, qui fait grincer des dents dans le cortège. “Aucun de mes collègue ne s’est mis en grève, ils disent que ça ne sert à rien, ils ne peuvent pas se permettre de perdre du salaire pour ce genre de journées”, souffle un prof, qui…
Auteur: Elian Barascud

