Une quarantaine de personnes se sont retrouvées ce vendredi 31 mai au Centre Démocratique Kurde de Montpellier. Un collectif de soutien au peuple kurde devrait émerger de cette rencontre.
Ce vendredi 31 mai au soir, une quarantaine de personnes, dont une trentaine de militant.es de la gauche française, ont répondu à l’appel lancé par le Centre Démocratique Kurde de Montpellier (CDKM), accompagné de militant.es internationalistes.
Un militant du CDKM est rapidement revenu sur la situation au Kurdistan. A l’approche de nouvelles élections prévues pour le 11 juin censée désigner les représentant.es de l’Administration Autonome du Nord-Est Syrien (AANES) au Rojava, région syrienne à majorité kurde qui a déclaré son autonomie peu après le début de la guerre civile syrienne, la Turquie use de pressions importantes pour déstabiliser la région, craignant une contagion des aspirations démocratiques.
C’est que depuis 2013, le Rojava est le théâtre d’expériences sociales alternatives à grande échelle, mêlant antisexisme, démocratie fondée sur des conseils populaires reliés entre eux par un fédéralisme intégral, économie collectiviste et écologique et cohabitation entre les différentes communautés de la région.
Pots de vin, frappes de drones et bombardements, incendies de champs cultivés : une situation d’autant plus inquiétante que le régime du président turc Reccep Tayip Erdogan met toujours en avant son projet d’une offensive militaire de grande ampleur pour occuper une bande de 30 à 40 km le long de la frontière syrienne, alors que l’armée turque occupe toujours les régions de Tell Abyad (Girê Spî), Ras al-Ayn (Serê Kaniyê) et Afrin (Efrîn).
Parallèlement, les frappes militaires turques continuent de l’autre côté de la frontière irakienne, où trouvent refuge des membres de la guérilla du PKK, un des principaux partis de la gauche kurde.
Sur le sol turc, les…
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Auteur: Le Poing

