Le premier président du caucus noir du Congrès américain et l’un des doyens de la politique contemporaine américaine, Charles Rangel, s’est éteint lundi à l’âge de 94 ans, ont annoncé ses proches. Natif de Harlem, quartier du nord de Manhattan, Charles Rangel avait fait son entrée au Congrès américain en 1971 avant de se retirer en 2017.
Il était l’un des membres fondateurs du caucus noir du Congrès, un regroupement d’élus afro-américains créé au tournant des années 1970 afin de leur donner une voix forte à Washington dans la foulée du mouvement pour les droits civiques.
Au fil de sa carrière, il s’était imposé comme une figure influente du Parti démocrate américain et avait tissé des liens singuliers avec les Clinton. Charles Rangel avait notamment été à l’origine de la candidature victorieuse d’Hillary Clinton au poste de sénateur de l’État de New York, et avait suggéré à son mari Bill de s’installer dans le quartier de Harlem après ses années à la Maison-Blanche.
Fondateur du caucus noir
« Charles Rangel va me manquer, c’était une icône adorée, un homme au service de la population de New York (…) c’est lui qui m’avait exhortée à me présenter au Sénat et il était resté par la suite un collègue inestimable », a commenté sur X Hillary Clinton.
Premier Afro-Américain nommé président de la puissante commission des Affaires fiscales, Charles Rangel avait été contraint en 2010 d’abandonner son poste en raison de soupçons de corruption avant d’être reconnu coupable de sollicitation irrégulière par la Commission de l’éthique.
Cette sanction n’avait toutefois pas empêché cette figure connue de la politique à Washington et New York de remporter son siège aux élections suivantes et n’a pas semblé avoir entamé son legs comme cofondateur du caucus noir du Congrès américain.
« Charlie Rangel était un géant, à Harlem comme pour la classe…
Auteur: La Croix (avec AFP)

