Mort de Charlie Kirk : la médaille présidentielle de la liberté, une récompense très politique

« Charlie était un géant de sa génération, un défenseur de la liberté et une source d’inspiration pour des millions et des millions de personnes », a déclaré Donald Trump au Pentagone jeudi, au début de son discours en mémoire des attentats du 11 septembre. La veille, le président américain avait lui-même annoncé la mort de Charlie Kirk, l’influenceur conservateur de 31 ans, assassiné dans l’Utah.

Ce fervent trumpiste, adepte des théories du complot, se verra bientôt remettre à titre posthume la médaille présidentielle de la liberté. Une distinction officiellement décernée à des personnes qui ont fourni « une contribution particulièrement méritoire pour la sécurité ou les intérêts nationaux des États-Unis, un monde de paix, ou des efforts remarquables dans le domaine culturel ou autres, public ou privé ». Mais, dans les faits, le choix des récipiendaires de la plus haute distinction civile américaine répond souvent à des logiques politiques.

C’est John F. Kennedy qui institue la médaille présidentielle pour la liberté en 1963. À la première cérémonie, le président américain distingue deux Afro-Américains dont les combats font écho aux siens : Marian Anderson, une cantatrice engagée pour les droits civiques ; Ralph Bunche, un diplomate déjà récompensé du prix Nobel de la paix pour sa médiation dans le conflit israélo-palestinien.

Un fragile équilibre

Toutefois, après ce choix à forte portée symbolique, le président démocrate n’hésite pas à récompenser également des figures conservatrices, à l’instar du pasteur Billy Graham, salué pour ses actions d’évangélisation. Une manière de ne pas réduire cette distinction à une ligne idéologique.

Les présidents suivants tenteront également de respecter un certain équilibre, même si la balance penche toujours de leur côté politique. Le républicain Ronald Reagan remettra par exemple une…

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Auteur: Juliette Vienot de Vaublanc