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, jeudi 13 juillet 2023
Le 6 juillet, Apolline de Malherbe n’a certes pas battu son record du 1er mai 2016 : une « interview » au cours de laquelle elle somma Olivier Besancenot (NPA) de « condamner les violences » (à au moins 8 reprises) et de se « désolidariser des casseurs » (à 11 reprises). Mais les révoltes populaires survenues après la mort de Nahel lui ont donnée l’occasion d’un nouvel interrogatoire au sommet. Face à Manuel Bompard de LFI, tout a été bon pour matraquer la gauche : injonctions, sommations, interruptions et disqualifications permanentes.
« Évidemment que j’allais vous poser la question sur cette suite. Et on va la poser cette question de la suite », plastronne Apolline de Malherbe au cours de cet entretien à sens unique. Elle y vient, en effet… à trois minutes de la fin. Et ce, moins pour s’enquérir des « suites » proposées par La France insoumise que pour mettre en débat… la « boîte à outils » de la droite. Comme le résume très bien Apolline de Malherbe elle-même, le cadrage du débat ne peut être que répressif : les « sanctions », les « prises de sanctions ». Dès lors, plutôt que de laisser son invité avancer son propre agenda, elle le noie sous celui des autres. Les « bonnes idées » d’Emmanuel Macron, d’abord – ayant déclaré sa volonté « à la première infraction » de « sanctionner financièrement et facilement les familles » – et celles d’Arnaud Robinet (maire Horizons de Reims), ensuite, ayant proposé de « faciliter la résiliation des baux voire l’expulsion de familles ou de personnes seules [en cas de condamnations pénales] qui pourrissent la vie des gens dans nos quartiers ». Bilan des courses : Manuel Bompard n’a pas pu avancer un cadrage alternatif… ni formuler la moindre proposition sur le terrain social. Du coup, une…
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Auteur: Florent Michaux, Pauline Perrenot

