Le gouvernement a saisi la justice au sujet d’une possible « reconstitution » du groupe antifasciste la Jeune Garde, officiellement dissous, à la suite de l’agression mortelle du militant d’ultradroite Quentin Deranque à Lyon, a annoncé mardi 24 février un participant à une réunion à l’Élysée.
Le parquet de Paris a été saisi « il y a deux jours » d’un « dossier de reconstitution de ligue dissoute de la Jeune Garde », a dit ce participant à des journalistes à l’issue de cette réunion autour d’Emmanuel Macron.
Quentin Deranque, 23 ans, est mort il y a dix jours à la suite de violents coups portés par des membres de l’ultragauche. Plusieurs suspects mis en examen appartenaient à la Jeune Garde antifasciste, groupe fondé en 2018 à Lyon par Raphaël Arnault, aujourd’hui député de La France insoumise, et dissous en juin 2025.
Avant ce décès, les services de renseignement surveillaient déjà des « velléités de reconstitution » de groupuscules liés au mouvement dissous « sur cinq territoires au moins », a expliqué ce responsable. « Les faits gravissimes de Lyon nous laissent à penser que maintenant le dossier est suffisamment étayé », a-t-il ajouté.
En outre, le chef de l’État a demandé au ministère de l’intérieur, pendant cette réunion, de lancer des procédures de dissolution contre ces cinq « émanations » locales identifiées de la Jeune Garde, a ajouté ce participant, refusant de préciser sur quels territoires elles opèrent.
Préoccupations pour les municipales
Sans lien avec le décès du militant, des procédures de dissolution étaient déjà engagées contre trois structures « d’ultradroite » et une « d’ultragauche », qui devraient aboutir « dans les deux mois qui viennent », selon cette source.
Depuis l’élection d’Emmanuel Macron à l’Élysée en 2017, 24 groupes de la « mouvance ultra » ont été dissous, selon…
Auteur: La Croix (avec AFP)

