Quentin, étudiant en mathématiques, est décédé samedi 14 février après une agression en marge d’une conférence de l’eurodéputée LFI Rima Hassan à Lyon, contre laquelle des membres de Némésis manifestaient. Ses parents ont toutefois indiqué via l’intermédiaire de leur avocat qu’il n’était « ni agent de sécurité, ni membre d’un quelconque service d’ordre ».
Qu’est-ce que ce collectif Némésis ? Quels sont ses combats ? Voici quatre choses à savoir sur ce groupuscule qui se définit à la fois comme féministe et identitaire.
Un collectif identitaire porté par Alice Cordier
Alice Cordier (nom d’emprunt), 28 ans, a fondé en 2019 le collectif qu’elle dirige pour représenter, selon elle, les victimes de violences « qui ne se sont pas senties écoutées par d’autres associations, sous réserve d’idéologie ».
« On s’est lancées sans aucun soutien, à droite personne ne nous connaissait, des militantes ont dû quitter leur travail », avait-elle décrit l’an dernier, affirmant alors que le collectif ne percevait pas de subventions. La militante, très présente dans les médias et sur les réseaux sociaux, est devenue au fil des années le principal visage du collectif.
Proche de l’extrême droite et se revendiquant féministe
Némésis, qui emprunte son nom à la déesse grecque de la vengeance, se présente comme une « association de protection des femmes », bien que cette revendication soit remise en question par d’autres associations féministes et des chercheurs.
Le collectif évoque la thématique des violences faites aux femmes en la liant systématiquement à l’immigration. « Le féminisme a été pendant des dizaines d’années l’apanage de la gauche et la gauche ne se rend pas compte aujourd’hui qu’il y a des enjeux nouveaux, notamment au niveau de la question migratoire », avait ainsi soutenu Alice Cordier.
Un groupuscule très visible
Ce…
Auteur: La Croix (avec AFP)

