Une agression mortelle à Lyon. La mort de Quentin Deranque, étudiant de 23 ans et militant identitaire, a provoqué une vive émotion et agite la classe politique depuis plusieurs jours. Le jeune homme est décédé samedi des suites d’un grave traumatisme crânien après une violente agression survenue jeudi à Lyon, en marge d’une conférence de l’eurodéputée insoumise Rima Hassan à l’Institut d’études politiques de Lyon. Des affrontements ont opposé des militants antifascistes et des militants d’extrême droite. Quentin Deranque participait à la sécurité de militantes du collectif identitaire Némésis venues protester contre la conférence. L’enquête a conduit à l’interpellation de plusieurs suspects, dont deux collaborateurs parlementaires liés au député insoumis Raphaël Arnault, ce qui a accentué les tensions politiques autour de l’affaire.
Une « exigence morale » pour les élus
Interrogé sur le projet de loi annoncé ce mercredi par le ministre de la Justice Gérald Darmanin, visant à instaurer une peine automatique d’inéligibilité pour les personnes condamnées pour violences ou antisémitisme, Patrick Kanner s’est dit favorable au principe. Selon lui, les élus doivent répondre à une « responsabilité morale particulière » et ne devraient pouvoir être soupçonnés ni de violence, ni de racisme, ni d’antisémitisme. Il appelle toutefois à préciser juridiquement les faits concernés et à définir des seuils…
Auteur: Emma Bador-Fritche

