Notre amie et camarade Susan George nous a quittées.
Nous témoignons de notre peine face à sa disparition, elle qui a accompagné de sa présence active l’ensemble de notre association dont elle fut membre fondatrice en 1998 et toujours présidente d’honneur.
Depuis les instances nationales et internationales jusqu’aux comités locaux, elle a incarné et nourri de son expertise cette éducation populaire tournée vers l’action qui a été la force de notre association. Tel était l’esprit de ses nombreux livres et innombrables conférences.
Nous exprimons aussi notre reconnaissance à une figure inspirante de l’altermondialisme et à la tisseuse d’un vaste réseau. Politisée par son opposition à la guerre du Vietnam et l’accueil en France des insoumis américains, sa fibre internationaliste ne s’est jamais démentie. Elle a œuvré, dans ces années de guerre et de répression, au repli en Europe d’un Think tank américain, l’Institute for Policy Studies, devenu le TNI, Transnational Institute, basé à Amsterdam, et dont elle fut présidente et présidente d’honneur.
Après avoir été chargée d’un rapport pour la FAO en 1974, elle a publié en 1976 son premier livre, qui lui a valu un succès international : Comment meurt l’autre moitié du monde (Laffont, 1978). Ce fut le début de son combat contre les multinationales qui affament la planète, contre le colonialisme pervers de la « dette » des pays du Sud et le rôle des institutions internationales dans sa fabrication.
20 ans après la bataille de Seattle, reprendre le contrôle sur les multinationales, et sur nos vies
En 2000, elle publie le rapport Lugano (Fayard), une « fiction factuelle » détonante, mettant…
Auteur: Collectif

