Gaza dernière heure…
Le jeune écrivain poète Palestinien Nour El-Din Haggag vient de mourir le 5 décembre, suivi le 7 décembre du poète Refaat Alareer, après le bombardement de leur maison à Gaza. Un des derniers écrits, de Nour El-Din explicitait pourquoi au risque de sa vie, il refusait de quitter sa terre et demeurait à Gaza.
Ces écrivains-poètes en qui le peuple palestinien se reconnaissait à hauteur de leur résistance par le poème, sont ce jour parmi les 17000 victimes de la guerre ordonnée contre les palestiniens.
A ce titre, ils ne sont pas plus à pleurer que toutes les autres victimes et avec elles, les 6000 enfants massacrés sans compter les milliers de mutilés.
Compte tenu de l’usage de l’intelligence artificielle à dessein de cibler des bombardements avec les projections que cela offre, les prévisions que cela donne sur les cibles visées, on ne peut s’empêcher de penser qu’il était intentionnel de la part de l’agresseur de cibler la maison des poètes avec toute la charge symbolique que cela implique.
Si ce voulait être ici la preuve d’un « esprit » de l’IA, tel esprit n’aura été que bien artificiel dans sa fonction symbolique. En effet c’est oublier d’une part que Nour El-Din Haggag et Refaat Alareer au nom du traumatisme de la Nakba, représentent comme d’autres palestiniens le refus d’abandonner terre et maison sous la contrainte de l’oppresseur mais c’est surtout ne rien comprendre à l’esprit palestinien, à la culture palestinienne de résistance et ses figures symboliques.
Depuis 75 ans, toute l’histoire culturelle des palestiniens est habitée du poème. Le poète y est perçu tout autant comme celui qui inspire son peuple que comme celui que le peuple dans sa résistance, inspire. Il n’est qu’à lire et relire le lien qui unit la poésie palestinienne et son peuple comme jadis en leur temps des Villon, Hugo, Eluard, tant d’autres et le peuple des français…
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Auteur: dev

