Le chef du Hamas, Ismaïl Haniyeh, a été tué, mercredi 31 juillet à Téhéran dans une frappe que la République islamique d’Iran attribuée à Israël. Chef du bureau politique du Hamas depuis 2017, Ismaïl Haniyeh dirigeait la branche politique du mouvement depuis le Qatar. Le dirigeant palestinien était à Téhéran, soutien actif du Hamas, pour la cérémonie d’investiture du nouveau président de la République islamique d’Iran, Massoud Pezeshkian. La veille une frappe sur Beyrouth a tué l’un des plus hauts dirigeants de la branche armée du Hezbollah. Si ces agressions contre des États souverains peuvent faire monter d’un cran la tension au Proche-Orient, elles ne devraient pas être en mesure « d’éliminer le Hamas » comme le souhaite Benjamin Netanyahu.
« L’assassinat de ses dirigeants fait partie de l’histoire du Hamas »
Alors que l’armée israélienne laisse entendre que le leader de la branche armée du Hamas à Gaza, Mohammed Deif, serait décédé lors d’une frappe israélienne durant le mois de juillet, l’annonce de la mort d’Ismaïl Haniyeh ne signifie pas que l’opération israélienne touche à sa fin. « Il ne faut pas confondre le Hamas avec une organisation djihadiste que l’on déstabilise en assassinant le leader. L’assassinat de ses dirigeants fait partie de l’histoire du Hamas, son fondateur, le Cheikh Yassine a été tué en 2004, le mouvement a toujours réussi à se relever. Notamment parce qu’il est…
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Auteur: Henri Clavier

