Lorsqu’il apparaît, le 13 mars 2013, sur le balcon de la basilique Saint-Pierre, c’est encore un inconnu qui se présente à la foule. Un homme aux grandes lunettes, vêtu d’une simple tenue blanche et de sa croix en métal d’archevêque, avance aux côtés d’une nuée de cardinaux. En quelques secondes, Jorge Mario Bergoglio, l’anonyme du monde entier, n’est plus : voilà le pape François, qui vient d’être élu un peu plus tôt dans la journée. Avec cet accoutrement loin du faste souvent adopté par ses prédécesseurs, le religieux cherche déjà à se démarquer. Avec une simplicité inédite, il demande même aux fidèles venus l’acclamer de prier pour lui, comme dans une forme de démonstration de respect vis-à-vis de sa religion. La démarche, inimaginable jusqu’alors, donne le ton.
Cette scène historique témoigne de l’humilité qu’aura tenté de faire transparaître le pape François jusqu’à sa mort, le 21 avril 2025, à l’âge de 88 ans. Le souverain pontife s’est éteint à 7h35 au Vatican. Le pontife argentin était sorti de l’hôpital le 23 mars dernier après une hospitalisation de 38 jours pour une pneumonie bilatérale. Il connaissait ces dernières années une santé déclinante. Plusieurs opérations importantes avaient dû être réalisées, notamment au côlon et à l’abdomen. Sa disparition marque celle d’un homme qui n’était pas destiné à atteindre la plus haute fonction de l’Église catholique,…
Auteur: Théodore Azouze

