Le photographe britannique Martin Parr, célèbre pour ses clichés dépeignant avec humour le quotidien de ses compatriotes, est décédé samedi à l’âge de 73 ans à Bristol, a annoncé sa fondation dimanche 7 décembre dans un communiqué.
« C’est avec une grande tristesse que nous annonçons que Martin Parr (1952-2025) est décédé (samedi) à son domicile à Bristol », a-t-elle annoncé en même temps que Magnum Photos, agence pour laquelle le photographe avait longtemps travaillé. La cause de son décès n’a pas été précisée, mais le photographe avait été diagnostiqué d’un myélome, un cancer hématologique, en mai 2021.
Corps cramoisis par le soleil, garden-parties chapeautées… Martin Parr a accédé au rang de star grâce à son esthétique reconnaissable, avec gros plans et couleurs saturées, sa touche british et ses thèmes de prédilection, comme le tourisme de masse ou le consumérisme.
Son influence dépasse largement le cercle des amateurs de photographie, même si son œuvre presque documentaire, parfois taxée de kitsch, lui a valu d’avoir autant d’admirateurs que de détracteurs.
Né dans le Surrey le 23 mai 1952, Martin Parr a été initié à la photographie par un grand-père passionné, et avait commencé par des clichés en noir et blanc, à l’instar des grands maîtres des années 1970. C’est au milieu des années 1980 qu’il se fait remarquer avec « Last Resort », clichés de vacanciers de la middle class à Brighton, avec fish and chips, baigneurs à la peau rougie et fêtes foraines pour enfants.
« J’aime et je hais l’Angleterre »
Cette série préfigure la suite de son œuvre, avec son recours au flash même en extérieur, et a marqué un tournant dans le style de la photographie documentaire britannique, même si certains lui ont reproché son regard sur la classe ouvrière de son pays.
« J’aime et je hais l’Angleterre en même temps »,…
Auteur: La Croix (avec AFP)

