Mortalité, contamination, abattage… L’épidémie de dermatose nodulaire en six questions

Biguine, une vache brahmane de six ans venue spécialement de Martinique, aura fait le déplacement pour rien. La vache égérie de l’édition 2026 du Salon international de l’agriculture, arrivée en Haute-Saône il y a quelques semaines pour s’acclimater à l’hiver métropolitain, ne participera pas au grand raout annuel du monde paysan. Ni aucune de ses congénères. Conséquence de l’épidémie de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) qui frappe l’Hexagone depuis cet été : aucun bovin ne sera présenté dans les allées du salon, a annoncé mercredi son président Jerôme Despey. Une décision inédite dans l’histoire du « SIA ». En début de semaine pourtant, Annie Genevard, la ministre de l’Agriculture, indiquait que l’épizootie était « sous contrôle » et qu’il n’y avait « plus de cas actif ».

À ce jour, les autorités sanitaires ont abattu plus de 3 000 bovins pour tenter d’endiguer la propagation de cette variole bovine. Une situation qui nourrit la colère et le désarroi des éleveurs, sur fond d’adoption du traité de libre-échange avec les pays du Mercosour. Au Sénat, où l’on suit cette affaire de très près, la commission des affaires économiques a lancé une mission flash, pilotée par quatre rapporteurs. Leurs conclusions sont attendues le 4 février. Ce jeudi 15 janvier, l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST), une délégation de députés et de…

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Auteur: Romain David

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