Malgré ce contexte de guerre et de souffrance quotidienne, certaines familles continuent de vivre près de la ligne de front.
Début février, le Coordinateur résident et humanitaire des Nations Unies en Ukraine, s’est rendu à Tsyrkuny, un village de la région de Kharkiv, à moins de vingt kilomètres de la ligne de front.
Dans ce village frappé par des bombardements constants, il a rencontré une famille qui a choisi de rester malgré le danger. L’électricité et le chauffage y sont irréguliers, mais les parents persistent à s’occuper de leurs trois enfants, dont un fils handicapé, refusant d’abandonner leur domicile malgré la menace quotidienne.
Une guerre incessante
Cette rencontre a révélé toute l’incertitude et la résilience qui caractérisent la vie en Ukraine après quatre années de conflit. « Un moment de cette visite m’a particulièrement marqué. Ils nous ont dit qu’ils avaient reçu des semences, mais qu’ils ne savaient pas s’ils devaient les planter ce printemps, car les hostilités se rapprochaient de leur maison », a déclaré lors d’un point de presse à Genève, Matthias Schmale.
Cette incertitude reflète la situation actuelle de l’Ukraine après des années de guerre incessante : elle se trouve à la croisée des chemins. Blessée, incertaine, fatiguée, mais toujours déterminée à construire un avenir meilleur.
Des familles qui avaient autrefois un logement stable, un emploi et une entreprise ont désormais du mal à joindre les deux bouts. Comme pour compliquer leur quotidien, les attaques répétées contre les infrastructures énergétiques, alors que les températures descendent jusqu’à -20 °C, ont privé les familles vivant dans des tours de chauffage, d’électricité et souvent d’eau.
Des « cicatrices profondes et invisibles »
« A Kiev, on m’a dit que plus de 3 000 immeubles de grande hauteur sont désormais hors d’usage et inhabitables pour le reste de l’hiver, ce qui expose les…
Auteur: Nations Unies FR

