L’Assemblée nationale a repoussé lundi 2 février les deux dernières motions de censure déposées en réaction à la décision de Sébastien Lecornu d’utiliser le 49.3 pour faire adopter le budget de l’État pour 2026, permettant l’adoption définitive de celui-ci.
La motion de censure déposée par la gauche hors PS a obtenu 260 voix, 289 étant nécessaires pour faire tomber le gouvernement, celle du RN et de son allié le groupe UDR 135. Le budget de l’État, qui avait été présenté en conseil des ministres le 14 octobre, prévoit de ramener le déficit à 5,0 % du PIB, contre 5,4 en 2025. Les députés LFI ont annoncé dans la foulée saisir le Conseil constitutionnel pour contester un budget « cruel ».
Sébastien Lecornu s’est réjoui dans un message sur X, que la France ait « enfin » un budget, qui n’est « pas le texte du gouvernement » mais « le résultat d’un compromis parlementaire, intégrant des amendements de tous les groupes ».
Le premier ministre, qui va saisir comme c’est l’usage le Conseil constitutionnel pour vérifier sa conformité à la Constitution, défend une loi de finances pour 2026 qui « contient la dépense publique » et « n’augmente pas les impôts pour les ménages et les entreprises ».
Revenant sur sa promesse d’octobre, le chef du…
Auteur: La Croix (avec AFP)

