S’adressant à des correspondants par liaison vidéo, le haut fonctionnaire de l’OCHA a dépeint la sombre réalité à laquelle sont confrontées plus de deux millions de personnes piégées à Gaza, où les produits de première nécessité tels que la nourriture, les abris et la sécurité sont devenus rares.
« Mourir affamé et dans la douleur » est une issue de plus en plus probable pour les enfants, les mères, les travailleurs humanitaires et les enseignants, a-t-il déclaré.
« Nous sommes là pour soutenir les personnes qui, depuis plus de 14 mois, luttent pour rester en vie », a expliqué M. Petropoulos. « Mais nous ne sommes pas autorisés à faire notre travail », a-t-il souligné.
Les opérations humanitaires en état de siège
L’OCHA s’efforce de fournir de la nourriture, des soins de santé et de l’eau potable à la population assiégée de Gaza, mais les pénuries de carburant et le blocage des voies d’accès ont exacerbé la crise.
Lorsque nous abordons ces questions avec les autorités israéliennes, celles-ci rejettent pratiquement toutes les solutions pratiques que nous proposons.
En outre, ces efforts se sont heurtés à ce que M. Petropoulos a qualifié d’« interdictions générales » de la part des autorités israéliennes.
« Lorsque nous abordons ces questions avec les autorités israéliennes, elles rejettent pratiquement toutes les solutions pratiques que nous proposons », a déclaré M. Petropoulos, ajoutant que « le système d’aide a été militarisé ».
Il a également révélé que l’acheminement de l’aide devenait souvent une course contre la montre, les fournitures étant insuffisantes pour répondre aux besoins croissants de la population.
« En tant que travailleur humanitaire à Gaza, vous êtes contraint de prendre d’horribles décisions », a-t-il expliqué. « Dois-je laisser les gens mourir de faim ou de froid ? Faut-il apporter plus de nourriture pour apaiser la faim ou plus de bâches en plastique pour s’abriter de…
Auteur: Nations Unies FR

