Mousse toxique et pénurie d’eau
Tous les ans durant la saison hivernale, les 30 millions d’habitants de New Delhi, classée parmi les villes les plus polluées de la planète, connaissent des pics de pollution. Les émissions de gaz toxiques provenant de l’industrie, le trafic routier et les brûlis agricoles qui emplissent l’air sont conjugués au même moment aux feux d’artifice illégaux tirés à l’occasion de la fête hindoue de Diwali, qui a lieu fin octobre.
La capitale indienne, déjà noyée sous un lourd brouillard de pollution, est désormais confrontée à une autre menace environnementale : de vastes étendues de mousse épaisse recouvrent la Yamuna, affluent du Gange s’étendant sur plus de 1300 kilomètres.
Ce phénomène récurrent, avec des amas de mousse toxique qui peuvent causer des problèmes respiratoires et cutanés, n’avait pas découragé les années précédentes des fidèles hindous de se baigner dans cette rivière lors des célébrations de la fête de Chhath Puja, qui a lieu en novembre sur une période de quatre jours.
En plus d’avoir un impact sur la santé publique, l’augmentation du niveau d’ammoniac rend l’eau intraitable et oblige les usines de traitement des eaux de Delhi à fonctionner à capacité minimale, dans un contexte où 70 % de l’approvisionnement en eau de Delhi provient de la Yamuna et des canaux qui s’y alimentent. Cette sur-extraction, qui cause par ailleurs une baisse des niveaux d’eau de la rivière, réduit sa capacité à diluer et à transporter les polluants. Une situation qui perturbe l’approvisionnement en eau d’une partie de la ville.
Déversement des eaux usées et déchets industriels
Le pays n’ayant pas de lois strictes sur la pollution de l’eau, les infrastructures industrielles déversent plusieurs tonnes d’eaux usées chaque jour dans la Yumana, en raison des lacunes des infrastructures de traitement. L’indice de qualité de l’eau de Delhi…
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Auteur: Chloe Droulez

