Le seuil des 100 000 signataires déclenche en effet l’obligation de mise en ligne sur le site de l’Assemblée nationale avec une visibilité renforcée, et la désignation d’une député-rapporteur au sein de la commission des lois, laquelle doit ouvrir un examen officiel (audition, rapport, débat) ou prononcer un classement sans suite. Face à ce risque d’enterrement discret en commission, qui ne pourra que ralentir le débat sans le fermer, Attac lance un avertissement : un tel classement serait considéré comme un déni démocratique majeur et une complicité face aux violences policières subies par la jeunesse.
Main arrachée, doigt coupé, mâchoire cassée, œil crevé, voitures fonçant dans la foule… : il ne se passe pas un jour sans des images terribles de lycéennes mutilées par les forces de l’ordre. Face à la colère, le ministre de l’Intérieur Laurent Nunez a tenté une manœuvre en suspendant les grenades assourdissantes projetées par lanceur. De la poudre aux yeux : la majorité de ces armes sont lancées à la main par les policiers.
Cette doctrine du maintien de l’ordre reste instrumentalisée à des fins politiques : en mutilant, en enfermant et en intimidant ainsi massivement la jeunesse, le pouvoir cherche à stopper le mouvement et porte une atteinte directe aux libertés d’expression et de manifestation. Museler la contestation sociale par la répression est une dérive autoritaire qui doit cesser.
Cette pétition est un outil pour empêcher urgemment la police de mutiler les jeunes et, à terme, permettrait de mettre en débat une interdiction généralisée des armes mutilantes et des techniques d’interpellation létales.
Aux côtés des 100 000 citoyennes, de nombreuses personnalités ont également signé et relayé cette pétition, parmi lesquelles les politiques Philippe Poutou (NPA), Mathilde Panot (LFI), André Chassaigne (PCF), Marine Tondelier (Les Ecologistes) ou Olivier Faure (PS), mais…
Auteur: Attac France
