Mouvement lycéen : des aînés « fiers » et « admiratifs »

« Je suis entièrement solidaire de leur mouvement social », affirme Almamy Kanouté, militant activiste depuis plus de vingt ans et membre fondateur de l’Assemblée des quartiers. Pour lui, le soutien aux lycéen·nes relève surtout d’une responsabilité collective. « En tant que responsable associatif, mais aussi en tant que père et citoyen, je me dois d’être le plus proche possible de notre jeunesse », explique-t-il. Sa camarade Céline, militante et cofondatrice de l’Assemblée des quartiers, se dit « admirative » et même « fière de ce que [les lycéen·nes] font ».

Pour Sophie Lapoix, directrice de l’Association des femmes du Franc-Moisin, si « ce n’est pas la première fois que les jeunes se mobilisent », l’ampleur de ce mouvement a quelque chose de singulier. « Ce qui m’a étonnée, c’est la capacité des jeunes à rassembler depuis les banlieues, puis à s’étendre à toutes les régions de France, jusqu’aux territoires d’outre-mer. » Elle se dit admirative, elle aussi, de cette nouvelle « voix commune ».


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Almamy Kanouté retient « la spontanéité des prises de parole », qu’il qualifie de « belles et brutes », ainsi que « des prises de position » des jeunes engagé·es depuis le départ des blocus. Il pointe deux différences notables avec les mobilisations d’antan : « On a affaire à une génération, la Gen Z, qui a compris qu’il fallait hausser le ton pour se faire entendre », mais qui a aussi sa manière bien à elle d’agir et de mobiliser « grâce à son usage des réseaux sociaux ». « Tout le monde s’en trouve dépassé, s’amuse le responsable associatif. Là où nous, adultes,…

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Auteur: Kamélia Ouaïssa