Face aux fermetures administratives massives des établissements scolaires, les lycéen·nes appellent à organiser des «e-blocus» pour protester contre les cours en distanciel
Le distanciel pour empêcher de s’organiser
Nous étions trop peu nombreux à nous inquiéter lors de la pandémie de Covid-19, que les mesures liberticides testées au nom de la «crise sanitaire» puissent être utilisées pour contrôler la population. Nous y sommes. Les cours en «distanciel» expérimentés à cette époque sont désormais utilisés pour maintenir les établissements scolaires fermés lors de luttes sociales. Pendant les récents mouvements étudiants, certaines facs ont eu recours à ce moyen pour casser les mobilisations en interdisant toute entrée sur les campus et en imposant des cours en visio. Avec la révolte lycéenne, cette méthode se généralise.
Depuis vendredi, près de 500 lycées sont fermés pour endiguer les blocages et empêcher les élèves de s’organiser sur le terrain. Le ministère de l’Éducation nationale a passé leurs cours en distanciel pour les journées de lundi et mardi, ce qui semble très efficace pour bâillonner la colère lycéenne, d’autant plus qu’elle s’accompagne d’interdictions administratives de rassemblement à proximité de nombreux établissements.
Face à cette énième provocation, les lycéen·nes appellent au boycott et au blocus «virtuel» des cours en distanciel. Sur les réseaux sociaux, notamment Snapchat et TikTok, des jeunes en lutte s’organisent pour empêcher la tenue de ces enseignements en ligne. Dans une vidéo vue plusieurs centaines de milliers de fois, un lycéen explique par exemple le concept d’un e-blocus et l’efficacité de la méthode. Une autre explique que la technique la plus simple consiste à partager massivement le lien d’accès aux classes virtuelles pour les saturer et empêcher leur déroulement, dans une ambiance bon…
Auteur: B
