«Il voulait que je voie qu’il avait totalement accès à mon corps et qu’il pouvait en faire ce qu’il voulait»
Depuis plusieurs jours, des témoignages et des vidéos affluent sur les réseaux sociaux, mais aussi dans la presse : la police agresse sexuellement des manifestant·es pour semer la terreur contre le mouvement de la jeunesse.
Parmi les victimes, Cécile, âgée de 31 ans, qui était venue prêter main-forte aux élèves du lycée Hélène-Boucher à Paris lors du blocus du jeudi 8 octobre. Avec d’autres adultes, elle a formé une chaîne humaine entre les adolescent·es mobilisé·es et les forces de l’ordre, une pratique visant à protéger les enfants de la répression. C’est dans ce cadre qu’elle s’est faite agresser par un CRS.
«Au moment de la charge, les policiers étaient face à nous» et «ils ont poussé» raconte Céline. C’est à cet instant précis qu’un «policier a passé sa main entre deux boucliers» pour lui toucher les parties génitales. «Il a frotté sur mon sexe pendant plusieurs secondes» tout en la regardant dans les yeux. Elle explique à la radio RTL : «Je pense que son objectif, c’était vraiment que je voie qu’il avait totalement accès à mon corps et qu’il pouvait en faire ce qu’il voulait, et c’est d’ailleurs ce qui s’est passé». Et Cécile n’est pas la seule victime du mouvement…
Le lundi 5 octobre à Metz, un policier en civil interpelait une lycéenne pendant la manifestation. Sur une vidéo, on voit l’agent profiter de la vulnérabilité de l’adolescente pour lui toucher les cheveux et la poitrine. Ces attouchements sur mineure ont eu lieu en pleine rue, et la scène a profondément choqué les internautes.
En mars 2023, à Nantes, des policiers avaient agressé sexuellement plusieurs étudiantes lors du mouvement contre la réforme des retraites. Le journal Médiapart avait révélé «des palpations avec les mains à l’intérieur des…
Auteur: B
