Dans une déclaration publiée dimanche soir, le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a salué un accord prévoyant « un cessez-le-feu immédiat et permanent », la réouverture du détroit d’Ormuz et un cadre destiné à poursuivre les négociations entre les deux pays.
Selon lui, cet accord constitue « une étape cruciale vers un règlement pacifique du conflit ».
La guerre a éclaté à la fin du mois de février lorsque les États-Unis et Israël ont frappé des installations militaires et nucléaires iraniennes. Téhéran a riposté par une série d’attaques visant des intérêts et alliés américains dans le Golfe persique, entraînant un embrasement régional et une perturbation durable du commerce mondial.
Le rôle des médiateurs régionaux
Dans sa déclaration, le chef de l’ONU a également mis avant les efforts diplomatiques ayant permis la conclusion de l’accord.
Il a exprimé sa « profonde gratitude » envers le Pakistan, le Qatar, l’Égypte, l’Arabie saoudite, la Turquie ainsi que d’autres pays de la région pour leur rôle dans les négociations.
Cette mention souligne le caractère largement régional de la médiation qui s’est développée ces dernières semaines autour du conflit, alors que plusieurs capitales cherchaient à éviter une extension des hostilités à l’ensemble du Moyen-Orient.
L’accord annoncé prévoit notamment la réouverture du détroit d’Ormuz, passage stratégique par lequel transitent environ un quart du commerce mondial de pétrole acheminé par voie maritime, ainsi que d’importants volumes de gaz naturel liquéfié et d’engrais. Les perturbations du trafic maritime dans cette zone depuis le début de la guerre ont entraîné une hausse mondiale du prix des transports et des denrées alimentaires.
Une paix encore fragile
Quelques heures plus tôt pourtant, l’optimisme restait mesuré.
Après des frappes israéliennes menées dans la banlieue sud de Beyrouth contre des positions présentées comme liées au…
Auteur: Nations Unies FR

