A la veille du début des négociations entre les Etats-Unis et l’Iran au Pakistan, la trêve se révèle fragile. Hier, Israël a frappé durement le sud du Liban faisant 182 morts et 890 blessés. Le Hezbollah pro-iranien a dit jeudi avoir lancé des roquettes sur Israël, en réaction à sa « violation du cessez-le-feu ». Une situation qui irrite l’Iran qui considère le Liban comme inclus dans le cessez-le-feu et a depuis annoncé la mise en place d’une taxe pour passer le détroit d’Ormuz. Sur la scène internationale, de nombreux pays dont la France se sont exprimés pour demander le rétablissement de la liberté de naviguer dans le détroit d’Ormuz et l’arrêt des frappes sur le Liban.
Les frappes israéliennes au Liban fragilisent la trêve
Selon Gilles Kepel, professeur des universités et politiste spécialiste du Moyen-Orient, en poursuivant ses frappes sur le Liban, « Israël cherche à finir le travail » en ce qui concerne le Hezbollah ». Ce dernier estime également que le gouvernement israélien profite de « la confusion complète dans les déclarations au sommet des Etats-Unis » pour poursuivre ses frappes sur le Liban. Par ailleurs, le Premier ministre Benyamin Netanyahou, a fait savoir que le cessez-le-feu « n’est pas la fin de la campagne » contre l’Iran et Israël est « prêt à reprendre le combat à tout moment ».
Signe que la trêve est fragile, les Etats-Unis ont également annoncé que l’armée américaine reste…
Auteur: Henri Clavier

