Vendredi, plusieurs ponts du sud de l’Iran, des installations portuaires, des voies ferrées et des infrastructures énergétiques figuraient parmi les cibles touchées lors d’une nouvelle vague de frappes américaines. Selon la presse, Téhéran a répliqué en revendiquant des attaques contre des installations situées dans plusieurs pays du Golfe accueillant des forces américaines, notamment au Koweït, au Qatar, à Bahreïn et à Oman.
Au fil des jours, la guerre s’éloigne des seuls objectifs militaires. Elle s’attaque désormais aux artères qui permettent aux États de fonctionner : routes, ports, réseaux d’approvisionnement, installations énergétiques et infrastructures liées au commerce maritime.
Selon les autorités koweïtiennes, une centrale électrique et une usine de dessalement ont été touchées lors de frappes iraniennes, provoquant des incendies et endommageant plusieurs générateurs. En Iran, les médias d’État ont fait état de frappes contre des ponts, une gare ferroviaire près de la base navale de Bandar Abbas et la tour de contrôle du port de Chabahar, sur le golfe d’Oman.
Le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient a confirmé avoir détruit cette tour de contrôle, qu’il présente comme faisant partie d’un réseau de surveillance maritime utilisé par les Gardiens de la révolution pour suivre le trafic dans le détroit d’Ormuz. Dans le même temps, l’armée américaine a indiqué avoir frappé des dizaines de cibles militaires iraniennes, notamment des sites de surveillance côtière, des capacités maritimes et des infrastructures logistiques.
Mais à mesure que les frappes se multiplient, la frontière entre objectif militaire et infrastructure civile devient plus difficile à distinguer.
L’inquiétude croissante de l’ONU
Depuis Shanghai, où il participait à une conférence mondiale sur l’intelligence artificielle, le Secrétaire général des Nations Unies a exprimé vendredi son inquiétude concernant cette…
Auteur: Nations Unies FR

