Le chef de l’humanitaire des Nations Unies, Tom Fletcher, décrit une situation qui dépasse de très loin les lignes de front. « Les retombées humanitaires de l’escalade de la violence au Moyen-Orient sont de plus en plus redoutables », avertit-il dans un communiqué, publié mardi. « Les civils doivent être protégés, point final ».
Selon l’ONU, des civils et des infrastructures civiles ont été visés en Iran, au Liban, en Syrie, dans les territoires palestiniens occupés, en Israël, mais aussi aux Émirats arabes unis, à Bahreïn, au Qatar, au Koweït et en Arabie saoudite. La géographie des frappes dessine celle d’un conflit qui se régionalise à vive allure.
Depuis New York, le Secrétaire général de l’organisation, António Guterres, continue de suivre la situation « avec une grande inquiétude », a indiqué mardi son porte-parole. Le chef de l’ONU se dit « particulièrement préoccupé par la multiplication de nouveaux fronts », alors que le nombre de victimes civiles augmente rapidement dans l’ensemble de la région.
L’aide entravée, les systèmes sous pression
Sur le terrain, les conséquences de la guerre sont immédiates. Dans le territoire palestinien occupé, les restrictions d’accès ont freiné l’entrée de fournitures vitales et entravé les opérations humanitaires. Si le point de passage de Kerem Shalom entre Gaza, Israël et l’Egypte a rouvert pour le carburant et certaines cargaisons, les autres passages, dont celui de Rafah, demeurent fermés. Les évacuations médicales sont suspendues. Plus de 18 000 patients, dont 4 000 enfants, restent privés des soins spécialisés dont ils ont besoin. En Cisjordanie, la fermeture de la plupart des points de contrôle israéliens limite fortement la liberté de circulation des Palestiniens et complique la distribution de l’aide.
Au Liban, où le Hezbollah est l’allié historique du régime iranien, des frappes israéliennes dans le sud du pays, à…
Auteur: Nations Unies FR

