Lècher les bottes des maîtres du moment ne garantie en rien d’être épargné ou d’avoir des strapontins dans les palais du pouvoir. C’est une des leçons de la montée du fascisme dans les années trente.
Une leçon que des pontes du PS semblent avoir bien oubliés…, tellement ils sont occupés à leur recherche du pouvoir et à aboyer avec les loups contre LFI.
Autre leçon, l’extrême centre (ici le macronisme) finit toujours par s’allier, favoriser ou laisser faire les fascistes. Tandis que les décombres de la droite continuent de renier leur passé pour s’allier avec l’extrême droite par opportunisme électoral et pour tenter de survivre.
Après quelques rappels historiques reliés aux sales tambouilles actuelles, un rappel de l’affaire de 2022 où un ancien rugbyman a été assassiné par des fachos, sans scandale national ni hommage à l’assemblée.
Montée de l’extrême droite : « Rien, en histoire, n’est jamais écrit », selon Johann Chapoutot
Municipales — « Lors de la minute de silence à l’Assemblée, j’ai presque eu un malaise physique », dit l’historien Johann Chapoutot. Il décrit les similitudes entre la montée du nazisme et la période actuelle, marquée par la diabolisation de LFI.
(…)
Depuis un moment déjà, et encore plus depuis l’affaire Quentin Deranque à Lyon, j’ai l’impression de vivre en stéréo. D’un côté, je travaille sur une période, qui est la montée du nazisme en 1932-1933, et de l’autre, je perçois la minute de silence pour le militant d’extrême droite néonazi, tragiquement décédé, à l’Assemblée nationale. J’entends aussi les différents partis politiques, et notamment le Parti socialiste (PS), qui fustigent les membres de La France insoumise (LFI) en disant qu’ils parlent trop fort, qu’ils sont infréquentables…
En 1932-1933, c’étaient les communistes qui étaient ciblés de cette façon. Ils étaient considérés comme des « exagérés »,…
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