Ce texte ne prétend pas hurler avec les loups de la défense d’une union de la gôche électoraliste, il s’agit comme à Bordeaux d’une défaite un peu surprenante mais qui n’est que le résultat des échecs d’un centre-gauche sans saveur. Ici, il s’agit plutôt de parcourir quelques moments de la campagne électorale béglaise pour prévenir de ce qui nous attend avec les nouveaux seigneurs de la ville, mais aussi de souligner les errances d’une gôche perdue qui ne fait qu’accoucher en boucle de sa propre fin.
Aucun espoir n’était à attendre des résultats de cette élection. A priori un énième débat stérile entre les nuances rouge et verte socdem, une droite « apolitique » et les miséreux pourcentages restants du RN.
Un deuxième tour pas plus intéressant entre Clément Rossignol-Puech, candidat vert sans charisme d’une alliance de tous les sociaux-démocrates, ayant récupéré à contrecœur le député LFI Loic Prud’homme dans la panique de l’entre-deux-tours et de l’autre coté Christian Bagate, un médecin de 73 ans, bien sous tout rapport, ex-dirigeant de club de sport, une sorte de Jean-Michel Aulas de pacotille.
Deux programmes profondément différents : le « village urbain » face au « village humain ». Difficile de savoir qui copie sur qui. Saurez-vous deviner qui est qui ? Nous non plus… En tout cas, cela se solde par un échec à 238 voix près pour les sortants.
Dans la panique de la défaite, chacun cherche son coupable : les 1000 voix des insoumis qui n’ont pas été sagement reportées comme attendu pour les uns, les votants centristes qui auront préféré la droite à une alliance avec les dangereuses troupes mélenchonistes (Place Publique en tête, comme par hasard). Pour d’autres encore, c’est la faute aux jeunes parents pragmatiques et stratèges qui auront préféré voter en ne réfléchissant qu’au mercredi matin de plus avec leurs têtes blondes.
Même si au lendemain des…
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