La débâcle du RN
C’est la douche froide pour le RN. Loin des 650 listes annoncées fin 2025, le parti d’extrême droite ne présentera finalement que 405 listes aux élections municipales 2026 pour toute la France, selon le décompte de La Relève et La Peste effectué lundi 02 mars, basé sur les données du ministère de l’Intérieur.
En conséquence, le parti sera absent d’un quart des 100 villes les plus peuplées du pays, notamment en Ile-de-France ou dans les territoires d’outre-mer. Dans près de la moitié des départements, le parti d’extrême droite présente moins de deux listes aux élections municipales. Exception notable : 55 listes RN ont été déposées en Gironde, un record « historique ».
Pour le reste, le RN fait à peine mieux qu’en 2020, où il avait présenté 400 listes, contre 600 en 2014. Si le nombre de députés RN (89 en 2022, puis 139, avec l’alliance du parti d’Eric Ciotti, en 2024) reflète un soutien populaire important, son ancrage dans les institutions locales reste très faible, avec seulement 14 maires RN élus en 2020.
« Ce contraste important peut s’expliquer par une organisation du parti très centralisée et concentrée autour d’une petite direction, qui a peu favorisé l‘émergence de cadres dans les territoires. À cela s’ajoutent les crises internes du passé qui ont entraîné le départ de cadres et de militants qui participaient à l’animation locale du parti », décrypte la Fondation Jean Jaurès.
D’après Le Monde, moins d’une tête de liste sur cinq des municipales de 2020 a été reconduite par le parti. De plus, les candidats RN brisent souvent leur engagement politique local. Le taux de démission des conseillers municipaux RN durant le mandat 2020/2026 est plus élevé qu’ailleurs, avec 29 % de départs.
Ce ratio de démission s’élève à 31 % parmi les têtes de liste 2020, dont 20 parlementaires RN ayant « préféré cumuler leur confortable…
Auteur: Laurie Debove

