La mairie de Béziers. (Photo d’illustration sous licence creative commons, prise par Jorge Franganillo le 21 juillet 2019 – Flickr)
Battue dès le premier tour des municipales par Robert Ménard, la liste RN du député Julien Gabarron comptait en son sein deux profils liés au groupuscule identitaire de la Ligue du Midi. S’ils ne feront pas leur entrée au conseil municipal, leur présence illustre, une fois encore, les liens entre le parti de Marine Le Pen et les franges les plus radicales de l’extrême droite
Béziers, charmante ville de l’Hérault connue pour sa cathédrale, ses écluses sur le canal du Midi… et ses cinquante nuances d’extrême droite. Dans la sous-préfecture de l’Hérault, Robert Ménard a été réélu maire ce dimanche 15 mars avec 65,50% des voix. Face à lui, la liste du député RN Julien Gabarron a récolté 8,97% des voix. Sur celle-ci figuraient ce que l’on pourrait appeler des “brebis galeuses”, selon la formule désormais consacrée.
“Ligue du Midi Béziers”
Frédéric Lizé, candidat en cinquième position sur la liste du député RN, ne rentrera pas au Conseil Municipal. Ce cinquantenaire n’en n’est pas à son premier échec électoral : il a été candidat sous l’étiquette de la Ligue du Midi, groupuscule identitaire raciste et violent, aux élections régionales de 2010. La liste avait alors récolté 0,68% des voix. En 2018, Frédéric Lizé signait une tribune contre le Pacte de Marrakech sur les migrations, publiée sur le site du groupuscule. À côté de son nom, une mention explicite : « Ligue du Midi Béziers ». Parmi les autres signataires, Richard Roudier, fondateur de l’organisation. Contacté, Frédéric Lizé, n’a pas donné suite à nos sollicitations à l’heure où nous publions cet article.
Ce ne serait pas la seule personne proche de la Ligue du Midi sur des listes du RN. Au téléphone de nos confrères du Media Streetpress, Richard…
Auteur: Le Poing

