Le maire de Montpellier a organisé ce mercredi 9 octobre une grande réunion publique de ses soutiens. Chacun.e pense aux prochaines élections municipales. Se prétendant grand pacificateur, le candidat à sa réélection ressasse ses obsessions sécuritaires et dérape dans une chasse aux sorcières contre des Insoumis pseudo-islamisants
Entre sept et huit cents personnes (au jugé), se sont rassemblées mercredi 9 octobre en début de soirée dans le Parc Rimbaud, quartier des Aubes à Montpellier, face au siège de la Fédération héraultaise du Parti socialiste. Ielles répondaient à l’appel de Michaël Delafosse, maire de la ville, pour ce qu’il annonçait comme « un grand moment politique et convivial ». Si la formule sonne un peu creux, elle n’est quand même pas vide de sens : la notion de “convivialité”, un parfum de bonne humeur tranquille et partagée, semblent faire écho à « la gouvernance apaisée », dont le Premier magistrat s’est présenté en champion, tout au long de cette soirée.
Ce serait en faisant la paix avec tout le monde (c’est-à-dire tous les tenants de divers pouvoirs, mais pas toutes les populations, on va le voir), que Michaël Delafosse tiendrait la clé des succès innombrables et admirables qui seraient les siens. Restons encore un instant sur ces questions d’ambiance. Comme râleur au Poing, on aura remarqué qu’il était bien difficile de trouver un verre de vin à boire ce soir-là. Décidément, le socialisme languedocien a changé depuis les grandes époques d’il y a cinquante ans, peuplées des héros de la gauche viticole. Tout glisse dans l’air du temps. On en est aux food trucks. Donc à la bière. Juste un signe. Parmi d’autres.
A part quoi, on était entre gens de bonne compagnie. Une part non négligeable des effectifs sont fournis par les membres de staffs de cabinet (au look trench Hugo Boss reconnaissable entre tous, et autres mises féminines toujours très…
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Auteur: Le Poing

