C’est le thème le plus clivant. À Rennes, la sécurité s’est imposée comme l’un des fils rouges du grand débat des candidats aux municipales, tant le sujet cristallise les divergences. La maire socialiste sortante, Nathalie Appéré, a défendu son bilan en rappelant le doublement des effectifs de police municipale depuis 2014 et l’installation de plus de 150 caméras de vidéoprotection. Elle refuse toutefois l’armement des agents à ce stade : « Les missions actuelles ne le justifient pas », plaide-t-elle, mettant en avant la complémentarité avec la police nationale. À droite et à l’extrême droite, le ton est plus offensif. Thomas Rousseau, candidat Les Républicains propose d’armer la police municipale, de recruter une dizaine d’agents supplémentaires par an et de tripler le nombre de caméras, évoquant même un couvre-feu pour les mineurs « si nécessaire ». Le candidat du Rassemblement national, Julien Masson a été encore plus radical : « Une brigade de nuit 24h/24 et 7j/7 ». « L’insécurité, ce sont aussi les saccages et agressions de l’extrême gauche », a-t-il dénoncé, appelant au doublement des effectifs et à une présence policière constante dans les quartiers. Charles Compagnon (DVD-Horizons) soutient également l’armement, associé à des antennes de proximité. À gauche de la majorité sortante, Marie Mesmeur, candidate de La France Insoumise s’est distinguée par son rejet des mesures sécuritaires…
Auteur: Emma Bador-Fritche

