De Paris à Marseille en passant par Lyon, la bataille des municipales s’annonce serrée. À un mois du premier tour des élections municipales, prévu le 15 mars, la campagne s’intensifie dans les quelque 35 000 communes appelées à élire leur maire pour les six prochaines années. Si les enjeux varient selon les formations politiques, les partis traditionnels espèrent consolider leurs bastions, tandis que d’autres cherchent à renforcer leur implantation locale. Le Parti socialiste et Les Républicains visent le maintien ou la conquête de grandes villes, quand les écologistes et le camp présidentiel peu implanté tentent de préserver leurs positions acquises en 2020. Pour le Rassemblement national et La France insoumise, l’échéance constitue un test majeur pour asseoir leur ancrage territorial et peser davantage dans les équilibres institutionnels, notamment au Sénat. Tour d’horizon des principales villes où les rapports de force apparaissent les plus incertains.
Paris, une succession ou une alternance
Dans la capitale, le scrutin municipal pourrait accoucher d’un scénario inédit : une configuration à cinq candidats capables de se maintenir au second tour. Après deux mandats de Anne Hidalgo, qui ne se représente pas, son premier adjoint Emmanuel Grégoire part favori. Soutenu par une coalition de gauche rassemblant socialistes, écologistes, et communistes, mais privée de La France insoumise, il recueille environ 31 % des intentions de vote,…
Auteur: Emma Bador-Fritche

