Sur la côte basque en hiver, les surfeurs prennent les vagues face à des maisons aux volets fermés. Ces résidences secondaires inoccupées pendant une longue partie de l’année jurent avec une crise du logement qui sévit dans toute la région.
A Bayonne, Léna 34 ans, a cherché un appartement pendant près d’1 an et à chaque fois le même constat : « Pour une pièce, c’est un T1 bis, ce n’est même pas un T2, j’en ai pour 800 euros et c’est un 38m2, 38m2 et c’est dans le centre, c’est beaucoup ! ».
Les offres sont rares, les prix inabordables pour un salaire médian et les abus des propriétaires nombreux : « Ils décident de ne louer que de septembre à juin et de libérer les appartements de juin à septembre pour du saisonnier et là ils quadruplent la rentabilité de leur logement » constate-t-elle : « Moi je voulais quelque chose pour m’implanter, vraiment là à l’année et vivre ici sans avoir besoin de réfléchir à où est ce que j’allais mettre mes bagages pendant l’été ».
C’est finalement grâce au bouche-à-oreille que Léna a pu se loger dans un appartement de 40m2. La fin d’un long parcours du combattant : « En ayant un poste dans la fonction publique et en étant en CDI, moi j’étais quasi sûre de trouver quelque chose, même si je savais que c’était compliqué, mais je me suis rendue compte que non et ça m’a dépassée, je me suis rendue compte de l’ampleur de la catastrophe et m’a…
Auteur: Rédaction Public Sénat

