Six ans après la surprise écologiste, la vague verte qui avait déferlé sur les grandes villes de France lors des élections municipales de 2020 sera-t-elle un lointain souvenir ?
À 17 heures, dimanche 15 mars, l’estimation du taux de participation s’élevait à 48,9 % pour le premier tour des élections municipales 2026. C’est un peu plus qu’en 2020 dont le premier tour du scrutin avait été marqué par l’épidémie de Covid-19, mais bien moins qu’en 2014 où 63,6 % des électrices et électeurs avaient pris part au vote. Quoi qu’il en soit, ce nombre confirme une tendance à la baisse depuis 1995.
Au niveau national, quelques minutes après 20 heures, Manuel Bompard, coordinateur de La France insoumise (LFI), a déclaré tendre « la main aux autres listes engagées dans ce scrutin pour permettre, partout où la droite et l’extrême droite menacent, la constitution d’un front antifasciste ». Olivier Faure, patron du Parti socialiste (PS), a refusé un accord national entre son parti et LFI, mais sans fermer la porte à des alliances locales.
De son côté, la cheffe des Écologistes Marine Tondelier a appelé à « éliminer la droite et l’extrême droite » au second tour des municipales. Elle répondait à Raphaël Glucksmann, le dirigeant de Place publique, qui refuse toute alliance avec La France insoumise.
Paris : Emmanuel Grégoire aurait 36,5 % des voix
À Paris, les premières estimations donnent en tête le socialiste Emmanuel Grégoire (soutenu par Les Écologistes et le Parti communiste), qui recueillerait 36,5 % des voix. Rachida Dati, candidate Les Républicains soutenue par Emmanuel Macron, serait en seconde position, loin derrière avec 24,9 %. L’insoumise Sophia Chikirou (13,7 %) et Pierre-Yves Bournazel (Horizons, soutenu par Renaissance, 11,8 %) réussiraient à se qualifier. Sarah Knafo (Reconquête, extrême droite) n’aurait pas atteint le seuil qualificatif de 10 % des…
Auteur: Fanny Marlier, Justine Guitton-Boussion

