« Nous appelons en particulier la jeunesse et les quartiers populaires à se mobiliser encore plus nombreux pour le second tour », a lancé Manuel Bompard dimanche soir, quelques instants seulement après les premières remontées des urnes. Le coordinateur de La France insoumise (LFI) ne s’y est pas trompé : la « progression remarquable » du mouvement au premier tour des municipales, il la doit en bonne partie aux scores réalisés en marge des grandes métropoles, là où Jean-Luc Mélenchon a pris l’habitude de martyriser ses adversaires lors des scrutins nationaux. Dans ces banlieues populaires, LFI veut mettre à l’épreuve son « programme de rupture », de la gratuité des cantines et des transports en commun à l’encadrement strict des loyers.
Saint-Denis devrait en être le nouveau laboratoire. Bally Bagayoko, soutenu par les communistes avec qui il gouvernait la ville avant 2020, s’est emparé dès hier de la commune la plus peuplée du département, avec 50,77 % des voix. Le candidat LFI a renversé le socialiste Mathieu Hanotin au terme d’une campagne très tendue entre les gauches, marquée par la sortie de Jean-Luc Mélenchon qualifiant le maire sortant de « petit bourgeois visqueux ».
Roubaix et La Courneuve à portée de main
Un tour de force pour les insoumis, qui vont pour la première fois gouverner une ville de plus de 100 000 habitants. Cette victoire « montre que le chemin de la rupture dans les villes populaires est le…
Auteur: Christian Mouly

