L’ex-patron des Républicains rallié au Rassemblement national Éric Ciotti a annoncé mercredi 27 août sur TF1 sa candidature « pour devenir maire de Nice » aux élections municipales de mars 2026, avec l’ambition de déloger son ex-mentor devenu rival, Christian Estrosi.
« Je souhaite offrir une nouvelle espérance aux Niçois », a déclaré Éric Ciotti, 59 ans, pointant la « mauvaise gestion » de Christian Estrosi, « élu au conseil municipal depuis quatre décennies ».
Nice, où les touristes se pressent mais où plus d’un habitant sur cinq vit sous le seuil de pauvreté, « souffre aujourd’hui de l’insécurité », « se trouve dans une situation financière extrêmement dégradée, avec plus 3 milliards d’euros de dette, avec des impôts qui ont massivement augmenté », a estimé le député.
Duel à droite
Alors que Christian Estrosi, proche d’Edouard Philippe, est déjà officiellement candidat, Éric Ciotti lance officiellement un duel très droitier sur la Côte d’Azur, où la gauche est à la traîne et peine à s’entendre.
Éric Ciotti a été le premier chef du parti gaulliste à rompre le cordon sanitaire avec l’extrême droite, en s’alliant à Marine Le Pen après la dissolution de l’Assemblée nationale en juin 2024.
Après son divorce fracassant avec LR, il a martelé que pour lui ce ralliement était la seule stratégie « porteuse d’avenir » pour la droite, qui « ne peut plus gagner sans une alliance avec le RN ». Il est désormais à la tête d’un nouveau parti, l’UDR, Union des droites pour la République, qui a remporté 16 sièges aux dernières législatives dans le cadre de cette alliance avec le RN.
Auteur: La Croix (avec AFP)
