Municipales 2026 : forte poussée de LFI, qui vise Roubaix, Lille et Toulouse, et s’affirme en position de force dans les négociations à gauche

La France insoumise partait de loin. En 2020, le mouvement mélenchoniste décidait d’ « enjamber » le scrutin municipal – le mot était assumé, préférant concentrer ses forces vers les échéances nationales, à commencer par l’élection présidentielle. Six ans plus tard, changement de braquet : LFI revendique plus de 500 listes soutenues à travers la France, le plus souvent en solo, à bonne distance des autres formations de gauche avec qui les relations se sont tendues au gré des polémiques. Avec l’ambition de démontrer que le mouvement est capable de gouverner par endroits et de jouer les trouble-fêtes à gauche dans les grandes métropoles.

Saint-Denis dans la poche, Roubaix quasi gagné

Au soir du premier tour, le défi semble déjà en partie relevé. A Saint-Denis, LFI fait fort en accrochant dès le premier tour une ville de 150 000 habitants à son tableau de chasse, plus grande commune du département. En association avec le parti communiste, Bally Bagayoko renverse le maire PS en place, Mathieu Hanotin, pourtant soutenu par le président du département Stéphane Troussel. La participation, en hausse par rapport à 2014, semble avoir fait la différence. Deuxième ville du 93, Montreuil reste dans l’escarcelle communiste.

A Roubaix, David Guiraud bouleverse aussi la hiérarchie de 2020. Le député atteint 46 % des voix et semble intouchable au second tour, loin devant le sortant divers droite Alexandre Garcin (20 %) et le candidat…

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Auteur: Christian Mouly

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