Municipales 2026 : la décision du ministère de l’Intérieur de classer la France insoumise à l’extrême gauche peut-elle être fondée ?

Ce type de contentieux est devenu récurent ces dernières années. Avant la clôture des candidatures à des élections, il n’est désormais plus rare qu’une instruction du ministère de l’Intérieur aux préfectures fasse l’objet d’un recours de la part d’une ou plusieurs formations politiques. Ce type de circulaire fixe une métrologie sur l’attribution des « nuances » politiques aux listes ou candidats en lice dans un scrutin. Ce document permet de standardiser la classification des candidats, et de faciliter la lecture des forces en présence, puis l’analyse des résultats.

Le ministère fixe deux séries d’étiquettes, une première nuance (dite individuelle) indique le parti auquel est rattaché le candidat (nuance propre) ou de son courant politique (nuance de sensibilité), le cas échant, s’il n’est pas encarté ou investi. Une seconde classification vise à catégoriser les listes ou les candidats par « bloc », c’est-à-dire par grand courant politique. Ce deuxième étiquetage comprend six possibilités : extrême gauche, gauche, divers, centre, droite ou extrême droite.

« Nuñez innove et trouble l’ordre public électoral », dénonce Jean-Luc Mélenchon

C’est cette seconde classification, dans la circulaire signée le 2 février par le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez, qui a provoqué la colère de la France insoumise, ce jeudi. Le ministère a rangé le mouvement de Jean-Luc Mélenchon dans la catégorie de…

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Auteur: Guillaume Jacquot

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