Pour certains, il s’agit d’un progrès attendu ; pour d’autres, d’une véritable contrainte. La loi sur « la parité dans les fonctions électives et exécutives du bloc communal », portée par la députée MoDem Élodie Jacquier-Laforge et adoptée le 7 avril, impose la parité dans les communes qui, jusqu’ici, utilisaient un scrutin majoritaire autorisant le panachage, une pratique permettant de rayer certains noms qui y figurent ou d’en ajouter. Désormais, plus aucune modification de liste ne sera possible.
L’idée d’une meilleure représentation des femmes n’est pas nouvelle. En 2000 déjà, une loi tendant à favoriser l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives a été promulguée. Malgré les avancées, plus de 320 communes ne comptent encore aucune femme élue, et seules 23 % des communes de moins de 1 000 habitants disposent aujourd’hui de conseils proches de la parité, d’après le réseau Élues locales. Résultat, 77 % des 25 000 communes concernées devront revoir la composition de leurs listes.
Une réforme difficile à appliquer pour de nombreux maires ruraux
L’obligation de listes paritaires inquiète particulièrement les élus des petites communes. La principale crainte, réussir à trouver suffisamment de candidates. « Déjà, constituer une liste complète de 11 noms est compliqué. Avec la parité, cela devient presque impossible », déplore Nicolas Montpeyroux, maire de…
Auteur: Emma Bador-Fritche

