Une étape après l’autre. Adopté par les députés à seize petites voix près, grappillées à coups de négociations et de compromis – principalement entre la gauche et l’exécutif, le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) peut désormais continuer son chemin vers le Sénat, pour un aller-retour express. Premier exploit pour Sébastien Lecornu, qui espère transformer l’essai, en s’attaquant au budget de l’État (PLF). Et « ce sera difficile », le Premier ministre le sait. Car si des ententes ont pu se dessiner pour laisser une chance au PLFSS, la marge de manœuvre est plus fine encore pour le PLF, la majorité sénatoriale de la droite et du centre n’étant que peu encline à accepter de nouvelles concessions. Sans voie de passage, le gouvernement se retrouverait contraint à faire passer une loi spéciale d’ici le 19 décembre, un texte court et technique autorisant uniquement la perception des impôts et des ressources publiques nécessaires au financement des dépenses publiques essentielles, sur la base du budget de l’année précédente, et remettant à janvier l’adoption d’un PLF pour 2026. Sans garantie que son atterrissage soit plus facile, ni plus rapide.
Menaces de censure et de dissolution mises à part, c’est aussi l’ombre des élections municipales, des 15 et 22 mars prochains, qui hérisse les poils des parlementaires. Chiffrée à 193,5 millions d’euros par la mission « Administration…
Auteur: Aglaée Marchand

